Samedi 3 janvier :
Levée à 8h je finis mon sac, je prends mon petit déj’ et direction la gare routière mon bus est à 10h30 ! Me voilà en route pour Jericoacoara (jeri-quoiquoi-ra), tout le monde me dit que l’endroit est super, la plage magnifique, j’ai hâte d’y être, mais comme tout se mérite, avant je dois affronter les 7h de bus!! Finalement ça passe vite, je regarde le paysage qui est bien différent du Minas Gerais, je dors un peu et on a le droit à un gros navet du cinéma américain « adventures in Alaska » tout à fait de saison puisque la température extérieure était de 35°C ! On arrive à Jijoca, halte pour changer de bus… Jericoacoara se trouvant au milieu des sables il faut de gros moteur pour y accéder, d’abord de la piste sablonneuse, ensuite la plage, puis on traverse les dunes et 45 minutes plus tard nous arrivons à Jeri (on met pas mal de temps à prononcer le nom de cette ville et au final on s’aperçoit que tout le monde la surnomme Jéri). Dans le bus j’ai rencontré Luciana qui vient d’Argentine, elle n’avait aucune adresse de pousada, du coup on décide d’aller toutes les deux à la recherche d’un endroit où dormir. Marcel m’avait dit qu’il n’y aurait pas trop de monde après le nouvel an, mais on se rend compte vite fait que tout est loué, pas une seule chambre ! On arpente les rues ensablées de Jeri (entre nous c’est formidable pas de bitume, c’est une ville où l’on peut vivre pieds nus en permanence tout est dans le sable, sauf que quand le soleil est au zénith le sable devient brulant et les tongs sont de rigueur mais bon je m’égare…) et pour revenir à mes moutons… après plusieurs tentatives, en divagant dans Jeri, on tombe par chance sur une auberge, le patron s’en allait tout juste, mais il nous dit qu’il a une chambre de libre, on doit revenir vers 22h. Bon ok, du coup on va se boire une bière dans la rue principale… je m’aperçois vite fait que ce qu’on m’avait décrit comme ancien village de pécheur et devenu un haut lieu du tourisme. Il y a beaucoup d’étrangers, l’endroit est propice au lune de miel, c’est aussi le rendez-vous de la jeunesse internationale et de la jeunesse brésilienne aisée, centre de rencontre pour jeunes célibataires, on vient ici pour faire la fête, il y a des 4x4 partout, des buggies et des jeunes blondinets qui se la pète… on se demande où sont les maisons de pêcheurs. Voilà première impression assez décevante, Jéricoacoara est la version brésilienne de n’importe quelle station balnéaire hupée européenne, , on retrouve les mêmes jeunes et la même musique qu’en Europe, on est assez loin du Brésil que je connais. Luciana et moi on va déposer nos sacs dans notre petite chambre que l’on va partager pour ces quelques jours et comme entre temps on a rencontré un italien qui vit ici, on va manger au restaurant avec lui et ensuite une petite caipirinha sur la plage (glaçons, cachaça et fruit - traditionnellement citron vert mais n’importe qu’elle autre fruit fait l’affaire). Et puis dodo il est quand même 2h du mat’ mais c’était sans compter la horde de moustiques et la méga fiesta d’à coté : musique à fond jusqu’à 8h le lendemain matin….
Dimanche 4 janvier
Réveil et puis petit café au bord de la plage. Jéricoacoara sans sa foule de touriste est bien plus agréable, les rues sablonneuses sont vraiment agréable, la plage est joli, des cocotiers, du sables fins, des bateaux, c’est agréable, vive les tropiques ! On va se promener le long de la côte entre dunes et falaises jusqu’à la Pedra furada, un arc rocheux.
Y’a un petit coté Bretagne, les cactus et l’eau turquoise en plus! C’est vraiment joli, on est loin de tout, juste la mer, le sable, le soleil. On marche les pieds dans l’eau pour se rafraichir, il y a quasiment personne de ce coté de Jéri et pour un peu on se prendrait pour des aventuriers qui découvrent le nouveau monde. Petite baignade, petit sucos de maracuja et on rentre à l’auberge, épuisée par le soleil et notre bonne petite balade, parce que mine de rien mais marcher dans le sable ça épuise!! On va à l’agence d’autobus pour réserver nos billets pour le retour, Luciana projetait de partir lundi après midi, moi mardi matin, en fait tous les bus sont complets jusqu’à Mardi soir, on est coincé à Jeri !! Pour pas se laisser abattre on va manger au resto, le serveur nous invite à aller dans un bar on dit qu’on va réfléchir et puis on va sur la plage prendre une petite caipirinha où un autre jeune homme nous invite à aller dans le même bar décidément !… et en fait on décide de rentrer il est plus de 2h du mat’!
Lundi 3 Janvier : Y’a des cigales dans la fourmilière….
Réveil tranquille enfin presque, on a pris quelques coups de soleil et ben du coup c’est rouge et ça tire (pas de commentaires maman STP, j’avais mis de la crème solaire indice 50 mais quand ça tape ça tape !!). On décide donc de rester un peu à l’ombre aujourd’hui, je vais faire un petit tour à Jéri et à mon retour vers 11h, tout le monde est levé, on fait donc connaissance avec nos colocataires, dont le serveur de la veille!! Les garçons supers sympas nous invitent à prendre le petit dej’ avec eux café, tapioca et petits biscuits. La plupart sont saisonniers (mais comme la saison ici dure toute l’année….) et musiciens, ils jouent dans les restaurants et les bars de Jéri. Du coup bonne ambiance à l’auberge, la bouffe est bonne, la musique est excellente, les colocs sympas, on glande toute l’après midi! On décide tout de même d’aller voir le coucher de soleil sur la mer, en haut de la grande dune du « pê do sol » (coucher de soleil), c’est magnifique, la plage est vraiment superbe, longue avec des jolies dunes en arrière plan.
Un peu de capoeira sur la plage, un petit bain de foule à Jeri , on achète de quoi se préparer à manger et retour à l’auberge. Ricardo est là, on décide de manger ensemble et en moins de temps qu’il n’en faut pour dire ouf, il a transformé notre petit repas en festin… il adore cuisiner! Ricardo est musicien, il vit ici avec ses deux fils musiciens aussi (et quels musiciens !!) et dés qu’il nous a rencontré nous a offert le repas, le café, nous a servi comme des reines. En tout cas il a une jolie philosophie de la vie, il veut simplement pouvoir vivre de sa musique et il est juste heureux d’avoir ses deux fils avec lui, il n’en demande pas plus et ça fait beaucoup de bien de rencontrer des gens comme ça… il reste quelques cigales dans la fourmilière!
Après le super repas, on est sorti, un petit tour sur la plage et 2 capirinhas plus tard nous voilà au bar du « for all » (jeu de mot pour forro). Bon y’avait pas de forro ce soir là, mais on a dansé quand même sur les rythmes brésiliens. Les boites brésiliennes sont plus agréables qu’en France, puisqu’il s’agit d’une scène où les musiciens jouent en live et une piste à ciel ouvert où tout le monde danse et là j’ai retrouvé le Brésil que je connais. On a retrouvé nos autres compatriotes de l’auberge. Retour et dodo vers 4h30 !
Mardi 4 Janvier
Pour moi levée de bonne heure, 7h debout (donc 2h30 de sommeil), je veux aller marcher dans les dunes, et c’est mieux de le faire avant que le soleil ne tape trop fort. Presque personne sur la plage c’est génial, l’eau est super bonne. Les dunes sont splendides on pourrait presque se croire au milieu du désert par moment. Par contre comme il y a pas mal de vent, le sable me fouette les jambes du coup je traine pas plus que ça dans les dunes !
Retour à l’auberge à 11h, ça cogne dure!! Café tranquille, blabla avec les garçons, je glandouille, profite du beau temps, repas de nouveau préparé par Ricardo, je fais une petite sieste et en fin d’aprem’ avec Luciana, Besq, et Ericton, un des fils de Ricardo on décide d’aller explorer un petit coin de verdure qui se trouve au milieu des dunes. C’est une sorte de ferme désaffecté, des cocotiers partout, on va se balader dans les dunes et puis recoucher de soleil sur la plage… on rentre à l’auberge, une petite douche et on prépare notre sac, on mange tous ensemble et les garçons nous accompagnent jusqu’à l’autobus. On dit au revoir à nos compatriotes de ces derniers jours, et à 22h30 on quitte Jericoacoara non sans une petite pointe de nostalgie… Mes premières impressions de Jéricoacoara ont au final changé : 3 jours de farniente, ne penser à rien, sourire à la vie, être contente d’être là, dans un petit coin du monde où l’on oublie justement le monde, une plage et des dunes vraiment magnifiques (si on fait abstraction de tous les buggies et 4x4 qui passent) …. et même qu’on ne croise pas que des mecs venus ici pour draguer !! Même si la communication reste encore un peu difficile pour moi, Ricardo comme tous les autres de l’auberge ont été de vraies jolies rencontres, les voyages réservent toujours de bonnes surprises…excellents souvenirs de Jericoacoara.
Au final Luciana et moi on s’est endormi quasiment directement malgré les soubresauts de l’autobus dans les dunes, on est arrivé à Jijoca, changement d’autobus et direction Fortaleza…
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... I still believe in paradise
but now at least i know it's not some place you can look for
cause it's not where you go
it's how you feel for a moment in your life
1 commentaire:
Sympa la petite citation...
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